Je suis toujours épatée de voir des interfaces web ou des messages mail qui ont de toute évidence été réalisées sans penser à QUI l’on s’adressait. Ou peut-être est-ce un oubli des petits détails qui font toute la différence, et qui sont délégués à des programmeurs plutôt que d’être suivis par le/la chef de projet d’ensemble?
Au masculin sur PlanetVertBaudet.com et Debout Les Parents de Fisher Price
:

'Nouveau?' plutôt que 'Nouvelle? ' sur Planet VertBaudet
Sur l’interface communautaire de la marque d’habits pour enfants Vert Baudet, à priori une initiative intéressante a été réalisée avec Planetverbaudet.com. Oui, seulement il est difficile de faire du communautaire en s’adressant à ses interlocutrices au masculin, non?
Il est évident qu’au moins 90% des personnes allant sur Planet VertBaudet sont des femmes. D’ailleurs sur le très rébarbatif formulaire d’inscription proposé, un des items est: ” Attendez-vous un enfant?”. Or, l’application s’adresse à elles avec un superbe:” Inscrit?”, “Pas encore inscrit“? A ma connaissances, ces messieurs n’accouchent pas encore…
Allez, mettez un “e”, cela fera un peu plus attentif à votre interlocutrice et lui donnera plus l’impression d’être au sein d’une communauté.

Votre profil, bien masculin sur Debout les parents

Interface debout les Parents: au masculin
Fisher Price, un pionnier du marketing avec le lancement, en 2007, du réseau de networking Debout Les parents. Il a la bonne idée de s’adresser aux hommes et aux femmes, se baptisant: ” la communautés des papas et mamans éveillés”, mais son interface web a malheureusement la même tendance à parler à tous au masculin. Pourquoi ne pas mettre un ” Pas encore éveillée(e)“? Cela ne coute qu’une lettre de plus et un peu de temps de programmation ensuite pour s’adresser, selon le besoin, au masculin ou au féminin.
Je réagis à l’excellent ensemble billet+commentaires du blog de Vanina Delobelle ou elle interviewe Rudy Turinay, un community Manager ma foi tout près d’ici, à Marseille.
Il en ressort que cette fonction relativement récente de CM ( pour Community Manager, ou Animateur de Communauté en français) consiste pour beaucoup à appliquer des méthodes de vente qui fonctionnent: écouter ses prospects, être honnête dans ses réponses et surtout, être expert, pour gagner la confiance.
Une vendeuse à la recherche de ses prospects
La différence avec le Web est que cette vendeuse -ou ce vendeur- “online” va fureter partout à la recherche de ses acheteurs/acheteuses potentielles, cherchant une conversation ou un groupe sur sa thématique où s’insérer. Un peu déstabilisant parfois, j’imagine.
- ” Et si je n’étais pas là ou LA conversation sur Coca Cola se déroule?”
Des outils intelligents de “veille” se développent tous les jours c’est certain, pour aller bien plus loin que les recherches par mot-clé.
Ou alors il faut aller plus loin et créer la conversation! C’est possible via les réseaux existants, ou en créant son propre réseau, comme le propose San Francisco Consult.
Etre crédible comme Community Manager
Il me semble également évident que d’avoir une certaine légitimité sur la thématique est utile pour réussir dans cette fonction. Inutile de m’improviser CM sur des thèmes qui passionnent les ados de 15 ans, je ferais tache. Idem dans l’autre sens, si une stagiaire doit intervenir au sein d’échanges sur les difficultés du primaire chez l’enfant, elle va aller chercher loin dans ses souvenirs, ça risque de sonner faux!
Imaginons la situation sur la mobilité internationale, le bilinguisme, des situations bien particulières qui risquent d’être vues avec une aura glamour par celle ou celui qui ne la pas vécu- et donner à nouveau des interventions peu crédibles pour les participants à l’échange.
Tout de même, ce doit être drôle de se retrouver sur un forum ou un groupe Facebook avec d’autres CMs- que l’on a appris à reconnaitre, non?
Quels retours ( “metrics” en anglais) pour le CM ?
Prochaine question: comment juge t’on du retour sur investissement du CM? La vendeuse au moins, elle, a ses chiffres de vente, mais la community manageuse ..? Elle a ses ” followers” (sur Twitter), les réponses à ses posts, les commentaires à ses billets ou le positionnement stratégique sur des supports online de ses interventions… Dur dur de prouver les effets de son action lorsqu’il ne s’agit pas de gérer une crise, où, là les résultats sont plus immédiatement lisibles. A quand les CM chargé(e)s de vendre? Ou les vendeuses chargées de CM….?
Pour celles et ceux qui ont été mobiles géographiquement ou qui côtoient cette population de globetrotteurs au quotidien,
un article d’avril 2010 de l’Expansion, relevé par Cadre Emploi, met en lumière ce que vous savez sans doute déjà, sans avoir de solution immédiate.
Le réseau International Parents essaie d’apporter des éléments de solution aux particuliers et aux institutions à ce phénomène. Il vise notamment à faciliter les aspects personnels, pratiques, quotidiens et de socialisation de la mobilité géographique en facilitant la mise en relation de ces familles globetrotteuses entre elles.
Expatriation : que risquez-vous ?
– > Résume Cadre Emploi de Expatriation: Que risquez vous?
La vie d’expatrié n’est pas de tout repos. En effet, d’après une récente étude menée par BVA auprès de 200 expatriés, la principale embûche concerne la dégradation du couple.
En effet, 65 % des conjoints démissionnent pour suivre leur moitié, puis s’ennuient loin de leur patrie. Problème, l’expatrié est généralement plus enthousiaste que son conjoint et ne regrette pas le déplacement.
De manière générale, les expats ne sont pas toujours bien informés de ce qui les attend hors-frontières et ne sont pas accompagnés par leurs DRH comme ils le devraient. Ils forment à terme une population déracinée et isolée.
Les directions « ne sont pas toujours conscientes de la valeur ajoutée qu’ils apportent à leur entreprise. La gestion de la globalisation est l’angle mort du management. De nombreux collaborateurs vont et viennent d’un pays à l’autre, mais il y a peu d’accumulation de pratiques transmissibles. » Les expatriés seraient entre 1,43 million selon les registres consulaires et 2,3 millions en réalité.
Bien s’expatrier en Famille:
– > Résumé de l’Expansion: Bien s’expatrier en famille
L’entreprise joue un rôle essentiel dans la socialisation des proches d’un cadre envoyé à l’étranger.
Quand deux docteurs en sociologie se rencontrent (1), ils parlent de socialisation primaire et secondaire. La première, expliquent-ils, “est obtenue par l’immersion des individus dans leur monde social d’origine, notamment la famille et l’école”. La seconde se caractérise par “l’acquisition de savoirs spécifiques et de rôles enracinés dans la division du travail”.
La première prend sa source dans l’enfance, la seconde concerne plutôt l’âge adulte.
Ils font ensuite le lien avec les échecs en matière d’expatriation de cadres supérieurs à travers l’exemple d’une multinationale française “en forte phase d’internationalisation”.
Leur étude montre qu’en cas d’expatriation les deux types de socialisation s’inversent. L’entreprise devient pour le cadre un lieu de socialisation primaire, une sorte de cocon familial reconstitué : “Fondée sur des routines et des habitudes de travail communes quel que soit le pays d’affectation, la socialisation dans l’entreprise se passe sans choc culturel intense. Dans de nombreux cas, elle constitue un lieu de refuge et d’évitement du monde extérieur, se traduisant par de nombreuses heures de travail.”
A contrario, la famille de l’expatrié, laissée à elle-même, doit fournir des efforts de socialisation secondaire en milieu hostile : “L’absence d’avenir professionnel et l’isolement du conjoint, de même que l’inadaptation des enfants, sont parfois une justification pour interrompre des contrats de détachement à l’étranger.”
Conclusion : “Il conviendrait que les personnes chargées de la mobilité internationale des cadres interviennent davantage dans la sphère privée de l’expatrié” pour faciliter la socialisation – primaire ou secondaire, mais en tout cas réussie – de sa famille.
Une présentation courte et bien faite sur ces deux aspects complémentaires du référencement en moteur de recherche ou “SEM” ( search engine management):
–> http://www.slideshare.net/1ereposition/la-match-referencement-naturel-vs-liens-sponsorises
Les sénateurs se bougent et ont tout juste proposé une loi visant à protéger les citoyens des atteintes à la vie privée perpétrée régulièrement par les éditeurs de plateformes web et les sociétés personnelles collectant des données via le web.
Intéressante, cette loi:
- Confirme que l’adresse IP d’un individu ( l’adresse sur le réseau de son ordinateur) est une donnée personnelle dont la collecte et l’usage commercial doivent être signalés à la CNIL
- Demande aux professeurs de transmettre aux jeunes des règles de “bon citoyen du web”, non pas en cours d’informatique mais en cours d’éducation civique.
Les jeunes n’ont en effet aucun notion de l’impact de la diffusion de données très personnelles les concernant sur des réseaux commerciaux privés ou même sur des sites publics.
– > L’article de 01 Net: Les sénateurs renforcent le droit à l’oubli sur le net
Drôle quand même, de voir Viadeo inaccessible depuis au moins hier soir, et encore ce matin à 10h20, soir plus de 10 heures, avec cet écran lorsque l’on essaie d’y accéder…

Souci?
Quelques retours d’utilisatrice exigente de l’iPhone, en étant devenue l’heureuse propriétaire depuis quelques semaines..
>L’iPhone venu du chaud: et les Mitaines féminines dans tout ça?
L’iPhone souffre de son origine californienne: en effet, l’appareil ne répondant qu’au contact de la peau de nos doigts, les pauvres françaises que nous sommes ne peuvent l’utiliser sans se geler les doigts en hiver, voire au Printemps, car je vous rappelle les giboulées de mars et le fil dont il ne faut se découvrir en avril…
J’ai investigué depuis quelques semaines et fut bien marrie des quelques posts sur le sujet trouvés online. On ne me proposait que des disgracieuses mitaines..
Heureusement, je suis allée explorer dans le monde physique, à Paris, dans le métro, ce lieu de vie parralèle à la fois effrayant et fascinant, surtout lorsqu’on le prend rarement, comme c’est mon cas ces jours ci. Et voici ce que j’ai trouvé les amies. Un compromis pas si mal qui peut servir de base à beaucoup mieux: des gants/mitaines en laine.
Ces gants cachent en leur sein des mitaines et sont concus de façon à permettre astucieusement de sortir ou de protéger, selon le besoin, ses petits doigts gelés par le froid et le vent. Contactez-moi si vous connaissez un fabricant, il faut lancer toute une collection!
>L’appli RATP premium de Faber Novel
J’ai acheté ma première appli sur l’iTunes store et en suis très déçue. Il s’agit de l’application RATP premium de Faber Novel, grand cabinet conseil en nouvelles technologies devant l’éternel pourtant… Je suis réduite à utiliser le plan du métro statique, qui est dans la version gratuite et était déjà en version papier dans mon sac…
En effet, la géolocalisation fonctionne lorsqu’elle en a envie et les itinéraires ne sont pas présentés de façon intuitive du tout. On obtient une liste d’étapes à suivre sans visuels ni plan. Merci!
Je dois me rabattre sur l’appli Pages Jaunes, qui me montre des plans assez précis des quartiers ou je me promène lorsque je lui indique que j’y cherche des fleuristes et autres restaurants autour du point ou je me trouve.
> Sites non conçus pour l’iPhone: Cojean et la City
Il faut leur dire qu’ils doivent se mettre à jour… Cojean, la chaine de cafés/restos rapides la plus branchée et la plus saine de Paris a un site en Flash, qui est illisible sur l’iPhone! Résultat, pour trouver le Cojean le plus proche lorsque l’on arpente Paris, inutile d’aller sur leur site, on ne verra rien…
Du coup Starbucks m’a sauvée de la brasserie bruyante aux odeurs de frite plus d’une fois.
La City ne fait pas mieux. Pour trouver le magasin le plus proche du lieu ou on se trouve, leur site est de piètre utilité. Le temps que je rentre et que je consulte sur mon portable à la maison, j’étais passée à autre chose.
>Les applications sexe dans la catégorie ” Style de vie” ou Lifestyle
Je consultais les applications de l’iStore dans la catégorie ” Lifestyle“, traduit de façon assez décevante pas ” Style de Vie” et quel ne fut pas mon étonnement de tomber sur les applications suivantes:
- iKamasutra
- 69 positions
- le très explicite ” A-d-u-l-t s-e-x g-a-m-e“, écrit ainsi pour ne pas être repéré par les moteurs comme adepte de ce genre de contenu
- Drunk sniper: jeu consistant à (tenter de) pisser dans des toilettes virtuelles tout en buvant de l’alcool (virtuel)
- Les plus gros nibbars, et j’en passe des meilleures..
Et ceci est indexé dans la catégorie ” Style de vie”, décidemment très floue, à coté des applications suivantes:
- Bible Shaker: pour obtenir au hasard des extraits de la bible pour son bien être quotidien…
- Catholic Cheat Sheet: le pense-bête catholique. Tout pour ne pas se faire prendre en flagrant délit de catho ignorant ses stations de la Croix
- Fromage: Guide des fromages du monde
- Teen Vogue: toute la mode de Vogue pour les adolescent(e)s
Bref, lorsque j’entends dire sur le podcast le talk iPhone, pourtant excellent, qu’Apple exerce une selection draconienne des applications proposées sur sa galerie en ligne, et que les applications à caractère sexuel sont refusées, heu, il y a quelque chose qui m’échappe…
En tous cas l’iPhone, comme l’ordinateur et l’Internet, n’a pas été pensé pour nous protéger des contenus grossiers que beaucoup d’entre nous n’ont aucune envie de voir et auxquels les plus jeunes ne devraient pas être confrontés au hasard d’un parcours de catégorie aussi apparemment inoffensif que ” Style de vie“.
– > Lien vers le site et podcast audio/vidéo Le Talk iPhone. Attention, il existe un site quasiment similaire, en anglais: talkiphone.com. Le ” le” du début change tout et je dirais même plus, il donne le la (haha!).
J’ai entendu parler de la jeune pousse Mail For Good, grâce aux podcasts de l’émission B FM Académie( radio B FM) de Nicolas Doze et Eve Chegaray.
Cette entreprise est dans la mouvance de l’entreprenariat social en ayant une activité à but lucratif avec des visées de bien public. Elle propose de mettre en relation les entreprises dans une démarche de développement durable, des associations sélectionnées et les individus sensibilisés au bien public.
Vous comprendrez tout avec cette copie d’écran de leur site.

– > Un des fondateurs de MailforGood est HEC, mais c’est l’ESSEC qui est en avance sur cette nouvelle forme d’entreprenariat avec son incubateur Antropia.
FaceBook a récemment changé sa politique de diffusion des informations stockées chez eux. Attention, pour faire suite à mes posts précédents sur la vie privée, il ne vous est pas possible de vous cacher complètement, et encore moins vos amis sur FB, de la curiosité des moteurs de recherche. La tendance au ” tout public par défaut ” se poursuit sur FaceBook.
En effet, par défaut la photo de votre profil et certains de vos amis sont visibles de tous.
Rien ne vous impose, dès lors, de mettre votre prénom et nom sur Facebook et encore moins une photo de vous!
Voici un billet assez complet sur ce que l’on peut et ne peut pas cacher sur FB. C’est drôle tout de même, c’est à nous de nous réagir en empêchant la diffusion de certaines informations, plutôt que Facebook nous demande la permission. Et la politesse dans tout ça? Peut-être est-ce le prix de la gratuité?
Les marques et institutions, elles, qui veulent être vues, pourront par contre en profiter pour peaufiner leurs profils sur FB et affiner leurs stratégies de communication.
Pour faire suite à mon billet constatant que réaliser un site multilingue était un défi, notamment pour les grands éditeurs et ecommerçants d’origine américaine, voici quelques remarques sur la question après une recherche rapide. Je m’intéresse à la fois aux aspects ergonomie, facilité de mise en place technique, et référencement en moteur de recherche ( appelé SEO pour Search Engine Positionning en anglais).
Quelques liens ( en anglais et en français, eh oui!) sur le multilinguisme et le Web et mes réactions
- Multilingual Marketing SEO :
How to adapt search positioning techniques to other languages. Adapter son approche de référencement à d’autres langues.
Bonne entrée en matière pour se sensibiliser à la question.
- le CMS SPIP a prévu les sites multilingues:
Ce CMS français a intégré l’adaptation d’un site en plusieurs langues dans sa conception.
Il a une vision assez complète de ce que veut dire ‘ site multilingue’, car en effet, il peut y avoir plusieurs cas: un site complètement traduit dans d’autres langues, un site avec quelques pages dans une autre langue, ou un site avec des articles mêlant les langues à l’intèrieur d’une navigation dans une langue donnée.
- Conseils de webmaster pour réaliser un site multilingue:
Présentation assez complète, approche Intéressante.
Je ne suis pas sure que c’est celle que je choisirai pour International Parents. L’orientation pour l’instant: la création d’une sous section ‘ english’ pour toutes les pages en langue anglaise, le site existant aujourd’hui en français.
Les pages en anglais seraient identiques aux autres sauf pour l’intégration de textes et de noms de champs de base correspondant à l’anglais. Pour l’instant, nous aurions recours à un seul fichier de gestion de session.

Passage du nom du club dans l'URL
Le souci: passer le nom du club régional ou navigue l’internaute. Ce nom est soit en français soit en anglais, selon la section ou navigue la personne. Il faut pouvoir gérer les noms dans les deux langues et tenir compte dans les requêtes de la langue dans laquelle est transmis le nom du club.
– > Démonstration de cette gestion multilingue sur l’interface de networking d’International Parents