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- Exemple 1 : montant de l’avantage fiscal dans l’hypothèse de libérations échelonnées
- Exemple 2 : souscriptions et versements multiples
- Exemple 3 : investissement indirect par l’intermédiaire d’une société holding
- Exemple 4 : Don à une fondation reconnue d’utilité publique
- Rehaussement du taux de l’abattement ISF appliqué sur la résidence principale
- Droit de reprise de l’administration
Investissement dans les PMEs pour les redevables de l’ISF (Impot sur la Fortune)
Réduire son ISF en investissant dans la PME de votre choix? C’est possible à présent!
Communiqué de presse: Mars 2008 - Christine Lagarde se félicite de l’accord de la Commission sur la réduction d’ISF pour favoriser l’investissement dans les PME
Christine Lagarde se réjouit de l’autorisation donnée ce jour par la Commission européenne au régime de réduction d’ISF pour favoriser l’investissement dans les PME. Ce régime, créé par la loi TEPA du 21 août 2007, a été renforcé par la loi de finances pour 2008 et la loi de finances rectificative pour 2007.
Son objectif, conformément aux engagements du président de la République, est de drainer des capitaux en faveur de l’investissement dans les PME. À cette fin, les redevables de l’ISF peuvent affecter tout ou partie de leur impôt à un investissement dans des PME ou dans des fonds ou holdings investissant dans des PME.
La Commission a reconnu l’intérêt de la mesure pour encourager l’investissement dans les PME, pour le tissu industriel et pour l’emploi et a vérifié sa conformité aux lignes directrices concernant les aides d’État visant à promouvoir les investissements en capital-investissement dans les PME.
Le décret et l’instruction fiscale permettant la mise en œuvre de la décision de la Commission européenne seront publiés dans les prochains jours, afin de permettre aux acteurs du marché de profiter pleinement de la période de levée de fonds ouverte jusqu’au 15 juin prochain.
© Copyright ministère de l’Économie, de l’industrie et de l’emploi, 12/03/2008
Situation actuelle
Différents dispositifs permettent d’ores et déjà d’exonérer d’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) les participations détenues dans le capital des petites et moyennes entreprises (PME).
En pratique, ces dispositifs se sont souvent révélés trop spécifiques pour être incitatifs et permettre de mobiliser les capitaux nécessaires aux investissements dans les PME.
Incitation à l’investissement et aux dons
Acteurs essentiels du tissu économique, notamment en termes de création d’emplois ou d’innovation, les petites et moyennes entreprises (PME) rencontrent, tant en France qu’en Europe, des difficultés de financement.
Afin de mobiliser des capitaux en faveur des PME, la loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat institue un avantage fiscal permettant aux redevables de l’ISF de se libérer de leur impôt en souscrivant directement ou indirectement au capital de ces entreprises, quelle que soit leur forme sociale (SA, SARL, SCOP, entreprises d’insertion…).
Ainsi, les contribuables peuvent imputer 75 % des versements (souscription au capital initial ou augmentation de capital)effectués dans les PME sur le montant d’ISF mis à leur charge, dans la limite annuelle de 50 000 €.
Ils peuvent également imputer sur le montant d’ISF mis à leur charge, dans la limite de 10 000 €, 50 % des versements au titre des souscriptions aux parts de certains fonds d’investissement de proximité (FIP). Les versements sont retenus pour le calcul de l’avantage dans la limite du pourcentage de l’actif du FIP investi en souscriptions au capital de PME.
Par ailleurs, pour soutenir l’effort en faveur de la recherche et de l’insertion des personnes, il est institué un avantage fiscal pour les dons effectués au profit d’organismes d’intérêt général (fondations reconnues d’utilité publique, établissements publics de recherche ou d’enseignement supérieur, entreprises ou associations d’insertion…). Les versements sont également pris en compteà hauteur de 75 % pour le calcul de cet avantage fiscal qui serait lui-même limité à 50 000 €.
Ces mesures s’appliquent à compter du 20 juin 2007 et pour la détermination de l’ISF dû à compter du 1er janvier 2008.
Un contribuable qui effectue en 2007 une souscription de 100 000 € au capital initial d’une PME, libérée pour 60 000 € en 2007 et pour 40 000 € en 2008, bénéficie d’un avantage fiscal égal à :
– 60 000 € * 75 % = 45 000 € au titre de 2008.
– 40 000 € * 75 % = 30 000 € au titre de 2009.
En N, un contribuable souscrit 50 000 € au capital initial d’une PME non cotée.
Au cours de cette même année, il verse au titre de cette souscription 30 000 €, le solde (20 000 €) n’étant appelé qu’en N+2.
En N+2, le contribuable participe à une augmentation du capital de la PME en souscrivant 30 000 € qu’il verse immédiatement.
L’avantage fiscal est donc égal à :
– 30 000 € * 75 % = 22 500 € au titre de l’année N+ 1 ;
– 50 000 € (20 000 € + 30 000 €) * 75 % = 37 500 € au titre de N+3.
En N, un contribuable souscrit pour un montant de 100 000 € à une augmentation de capital d’une société holding qui lève à cette occasion 1 M €. La souscription est intégralement appelée dès N.
Au 31 décembre N, avec les capitaux reçus lors de l’augmentation de capital (1 M €), la société holding a investi 600 000 € en souscriptions en numéraire au capital initial ou aux augmentations de capital de PME éligibles.
La proportion de souscriptions par la société holding au capital initial ou aux augmentations de capital de PME éligibles est de 60 % (= 600 000 € / 1 000 000 €). Le pourcentage du versement pris en compte dans la base de calcul de l’avantage fiscal au titre de N + 1 est donc de : (100 000 € x 60 %) = 60 000 €.
L’avantage fiscal dont bénéficie le redevable s’élève en conséquence à :
60 000 € * 75 % = 45 000 €
En N, un contribuable verse à une fondation reconnue d’utilité publique 60 000 €.
En N+1, le contribuable pourra donc imputer 45 000 € (60 000 € * 75 %) sur le montant d’ISF mis à sa charge.
2.Autre aménagementsen matière d’impots:
Pour l’ISF, l’abattement de 20% effectué sur la valeur vénale réelle d’un immeuble lorsque celui-ci est occupé à titre de résidence principale par son propriétaire est porté de 20% à 30%.
Au regard de la procédure fiscale, le droit de reprise de l’administration s’exerce pendant six ans à partir du jour du fait générateur de l’impôt, au lieu de dix ans, dans tous les cas où il n’est pas prévu un délai de prescription plus court.
May 14th, 2008 at 3:03 pm
Oseo joue même à présent le role d’intermédiaire entre PMEs et investisseurs particuliers, notamment ceux soumis à l’ISF, via OSEO Capital PME:
http://www.oseo.fr/votre_projet/fonds_propres/entreprises