San Francisco Consulting
Communication Marketing 2.0 - Entreprenariat au Féminin
Innovator in CRM by leveraging the Web 2.0 phenomenon with an international vision
- Ont tendance à sous estimer leur chiffre d’affaire, leur recrutement, et leur propre rémunération par rapport à un homme.
- Conséquence: Par rapport à des projets portés par des hommes, les projets féminins semblent trop ‘ modestes’, peu ‘excitants’ pour les investisseurs et soutients publics potentiels.
- Les femmes créatrices ont plus tendance à avoir des idées d’entreprises de service plutôt que des idées ‘industrielles’. Ces entreprises de service sont ce qui représente l’avenir de nos vieilles sociétés, où les couts de production sont devenus élevés et où le consommateur réclame toujours plus de service plutôt que des produits bruts.
- La France adore les entreprises industrielles, avec sa cohorte de cols bleus et ses usines plus ou moins polluantes. Elle sanctifie du coup l’Ingénieur, symbole de l’innovation en France.
- Le financement de l’innovation, représenté par OSEO en France, est donc principalement axé sur des projets à haute technicité, qui s’appuient sur des brevets. Ils ont une ‘belle techno’, et ça, c’est rassurant, ça fait sérieux…
- Pourtant, un service bien exécuté assure aussi de la rentabilité. Notamment un service qui s’appuie sur de la technologie et libère ses exécutants de taches répétitives… Certes, dans un pays ou les charges sur les salaires sont élevées et ou l’on est un peu technophobe en terme d’usage personnel, cela peut freiner l’enthousiasme.
- Les banques, elles, préfèrent avoir des actifs physiques sur lesquels adosser leurs prêts plutôt que des les actifs immatériels que sont les ressources humaines d’une entreprise car elles peuvent revendre ces derniers en cas de souci. Elles devraient plutôt apprendre à évaluer les entreprise qu’elles financent afin de limiter les risques de faillite.
- Les femmes créent avec des contraintes familiales supérieures à celles des hommes.Elles doivent être au four et au moulin, sur le front de l’entreprise et sur celui de la maison, même si les hommes trentenaires d’aujourd’hui s’impliquent plus que les hommes de la génération précédente. La proportion du temps passé à gérer la vie pratique de la famille au sein d’un couple reste tout de même aujourd’hui entre 60 et 90% femme, 40% à 10% homme.
- Conséquence: Elles peuvent se mettre des obstacles mentaux en terme de temps disponible pour le développement de leur activité, qu’un homme se mettra beaucoup moins. Vis-à-vis de leur entourage et de leurs interlocuteurs surtout, elles sont soupçonnées d’être moins impliquées, et de là moins fiable comme chef d’entreprise.
Spécificités de la création d’entreprise au féminin
Il existe certaines caractéristiques de la création d’entreprise au féminin. L’on me démentira sans doute, car toute généralité est fausse, mais il y a quand même des grandes lignes qui se dégagent.
Ces caractéristiques offrent un certain désavantage aux femmes créatrices car les systèmes de financement de la création d’entreprise en France sont largement indexés sur des modes de création que je qualifierais de plutôt masculins.
Les femmes créatrices:
Il s’avère pourtant que lorsque l’on a des contraintes et que l’on est motivée, on trouve d’autant plus de ressources et l’on devient plus efficace. Regardez les Japonais qui ont inventé le système d’approvisionnement du ‘ just in time’ à cause du manque d’espace de stockage de pièces sur leurs lieux de production. Les femmes responsables d’entreprise apprennent à travailler plus efficacement du fait qu’elles n’ont pas le luxe du temps.
Reste à faire en sorte que leur entourage reconnaisse cela et comprenne qu’elles puissent préférer un déjeuner rapide à un long déjeuner d’affaires ou une réunion matinale à un rendez-vous sur les coups de 19h30…C’est en ayant en face plus de financeurs public ou privés féminins, qu’elles auront des interlocutrices bien plus à même de comprendre leur logique et d’apprécier leur projet sans biais négatif lié à la méconnaissance de leurs spécificités.
June 9th, 2008 at 5:32 am
Analyse qui me parait ô combien juste! Le “plafond de verre” n’est pas qu’au sein des entreprises. Les “voies” de la création d’entreprise (quand on veut se donner tous les moyens de la réussir, en cherchant des financeurs, des structures auxquelles s’adosser, etc.) sont au moins aussi étroites et les critères de sélection des projets aussi discriminants pour les femmes (car basés sur des archétypes de CV au masculin: grandes écoles et/ingénieurs, poste de direction dans des grandes entreprises…)! Heureusement, comme avec l’emploi des seniors, des jeunes des quartiers, il me semble que les esprits commencent à s’ouvrir enfin: il n’y a pas que l’homme blanc de 35 ans qui puisse avoir des compétences, du talent et de la motivation! Ouf, il est temps de s’en apercevoir…