Je réagis à l’excellent ensemble billet+commentaires du blog de Vanina Delobelle ou elle interviewe Rudy Turinay, un community Manager ma foi tout près d’ici, à Marseille.
Il en ressort que cette fonction relativement récente de CM ( pour Community Manager, ou Animateur de Communauté en français) consiste pour beaucoup à appliquer des méthodes de vente qui fonctionnent: écouter ses prospects, être honnête dans ses réponses et surtout, être expert, pour gagner la confiance.
Une vendeuse à la recherche de ses prospects
La différence avec le Web est que cette vendeuse -ou ce vendeur- “online” va fureter partout à la recherche de ses acheteurs/acheteuses potentielles, cherchant une conversation ou un groupe sur sa thématique où s’insérer. Un peu déstabilisant parfois, j’imagine.
- ” Et si je n’étais pas là ou LA conversation sur Coca Cola se déroule?”
Des outils intelligents de “veille” se développent tous les jours c’est certain, pour aller bien plus loin que les recherches par mot-clé.
Ou alors il faut aller plus loin et créer la conversation! C’est possible via les réseaux existants, ou en créant son propre réseau, comme le propose San Francisco Consult.
Etre crédible comme Community Manager
Il me semble également évident que d’avoir une certaine légitimité sur la thématique est utile pour réussir dans cette fonction. Inutile de m’improviser CM sur des thèmes qui passionnent les ados de 15 ans, je ferais tache. Idem dans l’autre sens, si une stagiaire doit intervenir au sein d’échanges sur les difficultés du primaire chez l’enfant, elle va aller chercher loin dans ses souvenirs, ça risque de sonner faux!
Imaginons la situation sur la mobilité internationale, le bilinguisme, des situations bien particulières qui risquent d’être vues avec une aura glamour par celle ou celui qui ne la pas vécu- et donner à nouveau des interventions peu crédibles pour les participants à l’échange.
Tout de même, ce doit être drôle de se retrouver sur un forum ou un groupe Facebook avec d’autres CMs- que l’on a appris à reconnaitre, non?
Quels retours ( “metrics” en anglais) pour le CM ?
Prochaine question: comment juge t’on du retour sur investissement du CM? La vendeuse au moins, elle, a ses chiffres de vente, mais la community manageuse ..? Elle a ses ” followers” (sur Twitter), les réponses à ses posts, les commentaires à ses billets ou le positionnement stratégique sur des supports online de ses interventions… Dur dur de prouver les effets de son action lorsqu’il ne s’agit pas de gérer une crise, où, là les résultats sont plus immédiatement lisibles. A quand les CM chargé(e)s de vendre? Ou les vendeuses chargées de CM….?