A la fois communicante et observatrice du Web 2.0, de ses réseaux sociaux comme Facebook, de ses forums, ses blogs et ses sites de consommateurs, je les regarde avec une distance critique- autant que possible.
Adoptant spontanément ces nouvelles approches pour échanger de l’information, triviale ou importante, j’ai par ailleurs la chance de le faire à plus de 20 ans et avec un cursus qui m’a fait passer par Sciences Po. Ce grand âge (
) et cette vision sociétale propre à la formation de Sciences Po, m’aident à avoir le recul pour me poser la question du respect des libertés individuelles et des comportements sociaux dans ces pratiques.
Je voulais partager avec vous ce billet d’une blogueuse intitulé ” Pourquoi faut-il interdire Facebook aux femmes enceintes?” . Il évoque l’un des grands travers dans lesquels l’on peut tomber via les réseaux sociaux: celui du voyeurisme.
Un peu comme la presse People ou à Sensation, Facebook encourage les comportements extrèmes et voyeurs. Pourquoi ? Pour faire réagir ses ‘amis’- transformés en public à cette occasion -, nous donner l’impression d’être valorisée, appréciée, importante, experte, l’on va être poussée à afficher des images, des propos ou des vidéos choquantes.
De l’autre coté, la diffusion de ces propos extrèmes titille notre curiosité, lorsque nous les voyons sur notre Mur Facebook.
Personnellement, je résiste à l’envie de poster des images personnelles ou familiales sur Facebook, étant trop consciente de la porosité du réseau Internet. Malgré toutes les affirmations du contraire, et les ingénieurs en informatique(dont je suis, toute communicante par ailleurs) le savent trop bien: ce qui est posté sur le réseau Internet est, d’une façon ou d’une autre, accessible.
Soyez des utilisatrices averties, mesdames qui attendez des enfants, de Facebook, YouTube et autres DailyMotion. Résistez à l’envie de tout discuter, de tout mettre à jour. Gardez des conversations en ligne proches de celles que vous auriez ‘IRL’ ( In Real Life), avec un semblant de retenue lorsqu’il s’agit d’inconnus ou de sujets sensibles comme l’acouchement.
L’autre population qui n’est pas du tout, mais alors pas du tout mure pour utiliser Facebook, est celle des enfants, voire des ados de moins de 16 ans, à mon sens. Ils s’y perdent en échange de contenus extrèmes, drôles ou vexants, mais très souvent provocateurs, pour se mesurer, comme ils le font entre eux “IRL”.
Sans la maturité pour avoir de la distance face à ce genre de comportement, ils peuvent trop souvent en être victimes. Non, ils ne deviennent pas des as en informatique via Facebook, Madame, Monsieur.
Apprenant au mieux à pianoter sur un clavier et à télécharger des fichiers, ils deviennent des accros du “Buzz”, sans but autre que de susciter des émotions fortes. En tant qu’utilisatrice régulière de Facebook, je le dis: comme la cigarette ou l’alcool, Facebook est une forme de drogue, à contrôler chez les plus jeunes.
Je fais de mon coté de mon mieux pour gérer mon addiction, et ne profiter, comme dans le cas de l’alcool (mais plus de la cigarette, Dieu merci), que des bons cotés du réseau social!